Prothèse totale d’épaule à Paris
La prothèse totale d’épaule est une solution chirurgicale proposée lorsque l’articulation de l’épaule est fortement endommagée et responsable de douleurs importantes. Cette intervention de chirurgie de l’épaule permet de remplacer les surfaces articulaires usées afin de restaurer la mobilité et d’améliorer la qualité de vie du patient.
Qu’est-ce qu’une prothèse d’épaule ?
Une prothèse d’épaule est un implant chirurgical destiné à remplacer tout ou partie de l’articulation scapulo-humérale lorsque celle-ci est détruite.
L’articulation de l’épaule est constituée de deux surfaces :
- la tête de l’humérus ;
- la glène de l’omoplate.
La prothèse reproduit le fonctionnement de l’articulation naturelle en remplaçant ces surfaces par des composants métalliques et en polyéthylène. L’objectif est de diminuer la douleur, améliorer la mobilité et restaurer la fonction de l’épaule.
Quand est-ce qu’il faut poser une prothèse ?
La pose d’une prothèse d’épaule est envisagée lorsque les douleurs deviennent invalidantes et que les traitements médicaux ne sont plus efficaces.
L’indication principale est l’arthrose de l’épaule, également appelée omarthrose, correspondant à une usure progressive du cartilage de l’articulation scapulo-humérale.
Une prothèse peut être proposée lorsque :
- la douleur est persistante ;
- la mobilité de l’épaule est limitée ;
- les traitements médicaux et la rééducation ne suffisent plus ;
- l’imagerie confirme l’atteinte articulaire.
Un bilan radiologique comprenant des radiographies et un arthroscanner est généralement réalisé afin d’évaluer l’état de l’articulation et la qualité de la coiffe des rotateurs.
Les différents types de prothèses
La prothèse totale anatomique
La prothèse totale anatomique d’épaule remplace les deux versants de l’articulation : la tête humérale et la glène.
Elle est principalement indiquée en cas d’arthrose de l’épaule centrée, lorsque la coiffe des rotateurs est intacte et fonctionnelle.
L’intervention consiste à remplacer la tête humérale par un implant métallique et à fixer un composant en polyéthylène sur la glène. La prothèse reproduit ainsi l’anatomie normale de l’épaule.
Les radiographies standards permettent de confirmer la présence d’une arthrose centrée. Un arthroscanner est réalisé afin d’évaluer la qualité de la coiffe des rotateurs et du cartilage.
La chirurgie est proposée lorsque les douleurs et la gêne fonctionnelle persistent malgré le traitement médical et la rééducation.
La durée de l’intervention est généralement d’environ 1 h 30.
La prothèse totale inversée
La prothèse totale inversée d’épaule est indiquée lorsque la coiffe des rotateurs n’est plus fonctionnelle, notamment en cas de rupture massive associée à une arthrose de l’épaule.
Contrairement à la prothèse anatomique, les composants sont inversés :
- une glénosphère est fixée sur la glène ;
- une cupule est implantée sur l’humérus.
Cette configuration permet à l’épaule de fonctionner principalement grâce au muscle deltoïde, compensant l’absence de fonction de la coiffe des rotateurs.
Un arthroscanner est réalisé afin d’évaluer l’état de la coiffe des rotateurs et de l’articulation.
Cette prothèse est le plus souvent proposée chez les patients plus âgés, mais l’indication dépend surtout de l’état de la coiffe et de l’articulation.
La durée opératoire est généralement comprise entre 1h30 et 2 heures.
Comment bien se rétablir après la pose d’une prothèse d’épaule ?
Après la pose d’une prothèse d’épaule, une immobilisation par écharpe est généralement prescrite pendant quelques semaines.
La rééducation débute progressivement afin de :
- récupérer la mobilité de l’épaule ;
- renforcer la musculature ;
- retrouver l’autonomie dans les gestes quotidiens.
La récupération fonctionnelle s’effectue progressivement sur plusieurs mois. L’objectif principal de l’intervention est la diminution des douleurs et l’amélioration de la fonction de l’épaule.
Les complications des prothèses d’épaule
Les complications des prothèses d’épaule sont globalement similaires à celles des autres prothèses articulaires, bien qu’elles restent peu fréquentes.
Les principales complications sont :
- l’infection ;
- l’usure des implants ;
- le descellement prothétique, notamment du composant glénoïdien ;
- la luxation de la prothèse ;
- la raideur articulaire.
Ces complications peuvent parfois nécessiter une nouvelle intervention chirurgicale ou une reprise de prothèse.
Un suivi régulier après l’intervention permet de surveiller l’évolution de la prothèse et de dépister précocement d’éventuelles complications.
FAQ
Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la pose de prothèse d’épaule.
Je propose une prothèse lorsque l’arthrose est avancée et douloureuse. Elle est indiquée lorsque les traitements conservateurs ne sont plus efficaces. L’objectif est d’améliorer la qualité de vie.
La prothèse permet généralement de diminuer significativement la douleur. Elle améliore la mobilité et la fonction du bras. Les résultats sont globalement très satisfaisants.
Oui, je choisis le type de prothèse en fonction de l’état de la coiffe des rotateurs. Il peut s’agir d’une prothèse anatomique ou inversée. Ce choix est déterminant pour le résultat.
La récupération s’étale sur plusieurs semaines à quelques mois. Une rééducation adaptée est indispensable. Elle permet de retrouver progressivement la mobilité.
Docteur Jacques Lenfant
Je suis chirurgien orthopédiste spécialisé dans la prise en charge des pathologies de la hanche, du genou et de l’épaule. J’accompagne mes patients de la première consultation au suivi post-opératoire avec rigueur et bienveillance.
- Ancien Interne des Hôpitaux de Paris
- Membre de la Société Française de Chirurgie Orthopédique
- Membre de la Société Française d’Arthroscopie
- Membre de l’American Academy of Orthopedic Surgeons